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Crachats d'étoiles

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Aujourd'hui. Avec un garçon qui a un prénom que portent beaucoup d'autres garçons, un accent un peu laid, traînant, des cheveux noirs.

Le garçon avait un atlas ouvert devant lui, de ce genre de petit atlas de poche qu'on vend à l'entrée de Gibert, et que tout le monde devrait avoir pour patienter dans les files d'attente. Il l'a mis au point équidistant de nos deux yeux, sur le méridien imaginaire qui me sépare toujours de mes voisins.

(Déjà, les cartes, ça attire, à cause des couleurs bonbonnales qu'on met dessus. En regardant une carte, on croit tout d'un coup, sans réserve, que le Brésil est vert pomme et la Mongolie jaune comme le soleil kitsch d'un mauvais peintre. La France est rose, elle. Tout ça est vrai et trois fois vrai.)

De son doigt à lui (gros et cerné par un peu de graisse autour du pli interne des phalanges) il me montrait là où il irait cet été (dit-il. Il n'ira probablement nulle part, parce que son doigt rêvait bien trop pour désigner la réalité). Du mien (ridicule, doigt de bébé à l'ongle en forme de petite cuillère) j'ai essayé de repérer tous les endroits que je connaissais.

Ca a duré deux heures. Au bout de tout ce temps, j'avais au moins une certitude : j'ai deux vies, une où je me barre et une où je reste. Les deux me plaisent, c'est pour ça que je les couve en regardant des atlas, le cul sur une chaise en bois.

Deuxième certitude, il me faudra produire au moins ces deux vies, voire trois, voire quatre (soit en faisant des enfants, soit en mourant puis en ressucitant autant de fois que nécessaire). Ca demande d'avance un travail acharné.


-

Sinon, je crois que je deviens bizarrement cardiaque. J'ai le coeur qui fait trois salto arrière pour un détail un peu angoissant, et je reste de marbre quand une chose grave arrive. Je mets des années à réellement m'attacher à quelqu'un (et encore, parcimonieusement), et je pleure pendant des jours quand un chat meurt dans une BD (comprendre: j'ai détesté "Le Combat ordinaire").

Pour tout, je suis conjuguée au Blanc comme certains finissent leurs phrases par des points
.





Ecrit par Kohva, le Dimanche 12 Mars 2006, 22:10 dans la rubrique "".


Commentaires :

  soubresaut
soubresaut
13-03-06
à 08:16

.même le passage sur l'autoroute et son nez en courge ?

  Kohva
Kohva
13-03-06
à 21:27

Re:

Oh, ça c'est très bien, évidemment, mais le chat meurt quand même à la fin.

Je veux bien qu'on tue des bébés phoques et des manchots (surtout depuis la marche de l'empereur) mais bon, des chats, hein, quand même pas.

  Ermith
Ermith
13-03-06
à 18:08

J'ai relu une de tes anciennes lettres.

Tu écrivais "l'été prochain, je partirai au Japon".

Et tu me parlais de salles de classe sans aucun toit.


  Kohva
Kohva
13-03-06
à 21:26

Re:

Pour le Japon, j'ai une bourse de voyage, mais elle vaut pour 2007, alors j'ai décidé d'attendre un peu.

Pour les salles de classe, j'ai pas encore trouvé. Disons qu'on perce le toit avec des atlas. Mais tu connais tout ça sans doute encore plus fort que moi. Après tout, l'affolante, c'est quand même une de tes facettes à toi.

  Ermith
Ermith
14-03-06
à 20:27

Re: Re:

Je ne suis plus une affolante, en fait.
Il faudra retrouver ça, un jour.

Les toits, je les perce de mes échéances de vies nouvelles.

Il faudra qu'on se voie, quand je serai là. Et qu'on arrive toutes les deux en retard, parce que c'est toujours comme ça qu'on fait.

  Moravagine
Moravagine
02-04-06
à 22:49

(Le Blanc c'est beau et effrayant, parce qu'on peut tout y écrire et rien y effacer (même avec une bonne gomme ça reste un peu gris, sinon), alors il faut être sûr)